Le Gers

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de l’ancienne province de Gascogne. En 1808, il a été amputé du canton de Lavit, situé au Nord-Est, pour créer le département de Tarn-et-Garonne.
Le Gers et les pays qui occupaient son territoire avant la Révolution. Ceux-ci faisaient tous partie de la province de Gascogne.

Le Gers fait partie de la région Occitanie. Il est limitrophe des départements des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, de Tarn-et-Garonne, de Lot-et-Garonne, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
Le Gers est connu pour ses paysages vallonnés. Les collines mouvantes sont entrecoupées de vallons où se dissimulent souvent des lacs artificiels voués à l’agriculture.

Climat
Les précipitations annuelles varient de plus de 900 mm au sud-ouest du département, à moins de 700 mm au nord-est (Auch, Condom, Lectoure). Les étés sont très chauds et faiblement pluvieux, les températures dépassant souvent les 35 °C. Les hivers varient, avec souvent des températures négatives et des gelées nocturnes mais le climat reste tout de même relativement doux et clément.

Économie
L’économie dans le Gers tourne principalement autour de l’agriculture et du tourisme culinaire. Le département est producteur de maïs, de blé, de colza, de tournesol servant pour l’élevage de canards gras. Ceux-ci sont transformés en mets de luxe dans les fermes locales ou usines (Comtesse du Barry, Ducs de Gascogne…) comme le foie gras, le confit ou les cous farcis. On y produit aussi de l’alcool et du vin (armagnac, côtes-de-gascogne, floc de Gascogne, madiran, pacherenc, pousse-rapière, Côtes de Saint-Mont, AOC Tursan).

GAUJAN – Notre village Gascon

Petit village de 111 habitants, Gaujan est situé dans la vallée de la Gimone, un paysage vallonnée avec beaucoup de forets, de petits lacs et des exploitations agricoles qui produisent des grandes cultures (blé, tournesol, maïs). Vous croiserez aussi des élevages de bœufs, de moutons, de canards et d’oies.
Par temps clair et dégagé on peut voir les Pyrènes avec ses sommets couverts de neige, distants d’une cinquantaine de kilomètres.
de petits restaurants non loin du village sont reconnues pour leur cuisine Gasconne traditionnelle et généreuse.

Villefranche d’Astarac

Naissance d’une bastide gersoise
Au début du xiiie siècle, le château de Castillon, sur la rive droite de la Gimone, est l’une des quatre capitales du comté d’Astarac. En 1291, le comte décide de fonder seul et donc sans paréage, une bastide juste à côté de son château. Il donne à cette ville nouvelle le nom de Castillon, mais elle est bientôt appelée Villefranche. Ce qui la différencie alors des autres bastides de la même époque, est que les maisons sont construites en pisé et non en pierre.

Le Maquis de Meilhan (Monument Historique)

La nuit du 6 juillet au 7 juillet 1944 une colonne de la Wehrmacht (plusieurs centaines d’hommes) attaque par surprise à l’aube le maquis de Meilhan (environ 90 hommes). Après 3 heures de combat inégal, tous les survivants (même blessés) sont torturés et assassinés. Le massacre n’est pas fini : les Allemands raflent 4 hommes (qui n’étaient pas maquisards) dans des fermes voisines et les exécutent. Sur le chemin du retour à Lannemezan, les SS capturent et exécutent 3 autres hommes. Des maquisards de Meilhan, seuls 16 ont parvenu à s’échapper, 76 ont été assassinés.

Simorre

Une des plus anciennes sauvetés du Gers. Autrefois bâtie au sud-ouest sur le pendant d’une colline, la ville fut détruite par un incendie et rebâtie en 1141 près de la Gimone sur un enclos donné par les Bénédictins de Simorre. Le père abbé, qui en était le seigneur, leur accorda des coutumes en 1268.
L’abbaye, attestée dès 817, a été construite au vie siècle sur l’emplacement d’un ancien oratoire élevé au ve par saint Cerats dont le tombeau se trouve dans la chapelle de Saintes. L’abbaye fut ravagée par les Sarrasins et par les Normands.
Fortifiée aux xiie et xive siècles pour servir de refuge, remaniée au xixe, l’abbatiale est unique en son genre (trésor, reliquaire, stalles…). Aujourd’hui, village avec sa vieille halle centrale, ses maisons à colombage et à encorbellements, son foirail et ses placettes ombragées qui invitent à la visite, Simorre surprend et émerveille.
A Simorre, village voisin du centre potier de Sémézies-Cachan, le lundi de Pâques, avait lieu la heyro dous chioulets (foire des sifflets). Au cours de cette journée placée sous le patronage saint Cerats, le patron de Simorre, la foule s’installait autour de l’oratoire de l’abbaye de Saintes où la tradition situait le tombeau du saint. On achetait les sifflets aux potiers venus vendre leur production, mais on y louait aussi domestiques et servantes.

L’Isle-en-Dodon

Entre Toulouse et Pyrénées, la ville, bourg fortifié du xie siècle, rappelle les bastides de la région toulousaine. Les comtes du Comminges l’ont édifiée ; l’un des premiers d’entre eux, Bernard Dodon, lui a donné son nom. Au centre de la ville, la place est entourée de maisons typiques du pays gascon, avec leurs auvents et leurs enduits de diverses couleurs, qui cachent les colombages et protégeaient les murs en torchis. Depuis une vingtaine d’années, la restauration du centre, déjà bien entreprise, constitue une priorité communale. Les ruelles et les placettes moyenâgeuses caractérisent encore le coeur de la ville, qui entourait autrefois le château fort. L’église est un monument classé. Son chevet fortifié avec ses deux tourelles, vestige de l’église du château fort, bâti dans le courant du xiie siècle, date du début du xive siècle. Le clocher, tour à 4 étages de 33 mètres de haut, a été construit un siècle après le chevet. On pénètre à l’intérieur par un portail gothique. La sacristie romane du xiie siècle, était l’ancienne chapelle du château. Les vitraux sont d’Arnaud de Moles, qui a conçu ceux de la cathédrale d’Auch.
Les orgues de la fin du xixe siècle sont protégés par les monuments historiques.

Saint Blancard

Sur le plan historique, Saint-Blancard est l’une des communes du canton les plus riches. Des fouilles archéologiques ont été réalisées, ce qui permit de montrer que son histoire est en partie liée à celle de son château qui fut immédiatement reconstruit après l’incendie de 1888. Dans la cour d’honneur, alors que l’on creusait une tranchée, d’importants vestiges archéologiques ont été découverts, ce qui laissa supposer l’existence d’un petit château gallo-romain (à la suite de la découverte de deux têtes de statues antiques en marbre).
En 1889 des travaux mirent au jour une petite église romane, qui date selon les spécialistes du XIe ou xiie siècles. On suppose que cette église a été détruite au profit du château qui fut construit sur une motte féodale durant le haut Moyen Âge.
Au xiiie siècle, le fief de la maison comtale de Comminges, Saint-Pancrace (Saint-Blancard) devient en 1276 l’apanage de Bertrand d’Orbessan et en 1303 a lieu la construction du château par la communauté des habitants. De 1535 à 1930, durant quatre siècles, le château subit de nombreuses modifications. Il est habité jusqu’à la Révolution, puis abandonné jusqu’en 1836, date à laquelle les descendants des Gontaut-Biron s’y réinstallent et entreprennent de grands travaux.
Durant la Première Guerre mondiale, le marquis et la marquise fondent un hôpital dans le château pouvant accueillir 30 lits. Pendant 22 mois, il fonctionnera sans interruption, accueillant de nombreux soldats blessés.
En 1940 le château est réquisitionné par l’État pour y abriter la collection égyptienne du musée du Louvre.

Samatan

Samatan a conservé peu de chose de son passé. C’est un ancien village castral, fief des comtes de Comminges, dont le château a totalement disparu. Jusqu’à la Révolution, Samatan fut une châtellenie du comté de Comminges. Samatan a été ravagée par le Prince Noir en 1355 lors de la guerre de Cent Ans et les rescapés allèrent alors grossir la population de Lombez, distant d’à peine 1 km et qui avait été épargné par le Prince Noir pour une raison mystérieuse (mais certainement car c’était un évêché, contrairement à Samatan, ville commerçante).

La Base de loisirs et son Lac
Dans les années 80 la volonté municipale de l’époque avait fait le pari d’une nouvelle activité économique pour Samatan : le tourisme. Aujourd’hui la renommée du village vacances « Vacanciel » et son lac n’est plus à démontrer.

Marché de Foie Gras
La réputation de SAMATAN comme centre commercial n’est plus à faire. En effet, SAMATAN a toujours privilégié son marché, qui est devenu au fil des ans l’une des places les plus actives du Sud-Ouest. Aujourd’hui, le marché au gras de SAMATAN est le premier marché du Gers, le 1er marché français et le 1er marché du monde dans cette production.
(source : Association Gersoise pour la Promotion du Foie Gras).

Boulogne sur Gesse

La bastide de Boulogne fut fondée en 1286 par l’abbaye de Nizors sous l’abbé Taillefer, en paréage avec le Roi de France.
Jusqu’à la Révolution, Boulogne (Boulogne-sur-Gesse depuis 1958) était une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun avec les paroisses de Saint-Pé-Delbosc (Haute-Garonne) et de Lalanne-Arqué (Gers), toutes les trois étant alors des paroisses du Comminges en limite de la Gascogne.

blason_ville_fr_boulogne-sur-gesseSon blasonnement est : De gueules à l’aigle bicéphale d’argent, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

La commune est arrosée par la Gesse et la Gimone dont une partie du lac de la Gimone.

À l’instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Bologne-sur-Gesse emprunte son nom à une ville prestigieuse, Bologne en Italie, comme gage du succès de son développement.

Boulaur

L’Abbaye Sainte Marie de Boulaur fut fondée en 1142 par Pétronille de Chemillé, abbesse de Fontevraud, l’archevêque d’Auch et Sanche Ier, comte d’Astarac. Elle dépendait de l’abbaye de Fontevraud. La première abbesse de Boulaur fut Longuebrune, veuve du comte d’Astarac, qui à la mort de son mari avait décidé d’entrer dans les ordres.
Le monastère tire son nom du latin Bonus Locus, le Bon Lieu, et a donné son nom au village de Boulaur qui s’appelait auparavant Saint Germier, du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. L’église, romane dans sa base, comprend trois travées de voûtes gothiques et deux travées Renaissance. Des fresques du XIVe siècle couvrent les voûtes du choeur et de la travée suivante. À l’intérieur, le cloître est du XVIIe siècle et abrite la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIe siècle – début XIVe siècle, retrouvée sous un carrelage et baptisée la « Belle Dame » de Boulaur. L’aile Est date de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et pierres alternées, remaniée au XVIIe siècle.
Après la Révolution, les moniales réintègrent le monastère et restaurent l’église. Elles sont à nouveau chassées lors des lois anticléricales au début du XXe siècle. Le monastère a été restauré en 1949 par des moniales de l’ordre cistercien qui vivent d’une petite exploitation agricole dont les produits sont transformés et vendus sur place. Les offices religieux en chant grégorien rythment leur journée de prière, de travail et d’hospitalité, selon le charisme de la règle de Saint Benoît. La communauté qui ne cesse de s’agrandir compte environ trente soeurs. En 1998, elles ont redonné vie à l’abbaye de Rieunette, déserte depuis plusieurs siècles, et qui aujourd’hui abrite un petit groupe de moniales.
Les Soeurs accueillent avec joie pèlerins mais également les simples visiteurs qui désirent découvrir ce lieu.

Pavie

L’occupation du site de Pavie remonte à la préhistoire, comme le prouvent ces matériels qu’on retrouve régulièrement aux alentours du village.
Pavie fut fondée le 5 mai 1281, à une époque où la construction des bastides était très fréquente dans le Sud-Ouest de la France. Elle est la soeur jumelle de Mirande qui naquit le même jour par la volonté des mêmes paréagers : le Sénéchal de Beaumarchais, comte d’Astarac et l’abbé cistercien de Berdoues sur les terres duquel elle fut érigée.
Pavie présente le plan caractéristique des fondations du sénéchal : elle fut organisée selon deux axes perpendiculaires dont les rues principales et secondaires déterminent des îlots carrés réguliers. Si Mirande prospéra rapidement, l’urbanisation de Pavie souffrit de la proximité de Auch. Son expansion est très récente et date des années 1960-1970. Si Auch, la grande rivale, lui porta longtemps ombrage, dorénavant, elle favorise plutôt son développement.

Le Vert en L’Aire
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Le Vert en l’Air vous propose un espace de loisirs unique dans le Gers. Parcours
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vacances

Mirande

La ville de Mirande a été fondée à la fin du XIIIème siècle, par la volonté de l’abbé de Berdoues et du comte d’Astarac. Il s’agit d’une bastide, ville nouvelle du Moyenâge, caractérisée par un plan en damiers et dessinée à partir d’une place centrale. Des couverts (arceaux) sont encore présents aujourd’hui ; ils abritent des commerces.

Au fil des rues de Mirande, on peut admirer quelques façades à colombages, ainsi que des maisons bourgeoises aux portes et fenêtres encadrées de pierres taillées. Parmi les monuments significatifs de la ville, citons les vestiges des remparts, les tours de Rohan et d’Astarac, l’église Sainte-Marie de style gothique méridional, avec son arc-boutant atypique enjambant la rue de l’evêché. Plus récents, la Halle et son armature d’acier, la Mairie, la Sous-Préfecture, ainsi que l’Hôtel des impôts et le lycée Alain-Fournier, sont des exemples de l’architecture du XIXeme siècle.
Le musée des Beaux-Arts et Arts décoratifs de Mirande, présente des oeuvres peintes de grande qualité, ainsi qu’une riche collection de faïences anciennes provenant des principales manufactures françaises. Certaines ont par ailleurs été réalisées dans des ateliers du Sud-Ouest.
Depuis sa création, Mirande est une ville d’accueil. Comme d’autres communes du Sudouest, elle a ouvert ses portes à des familles de réfugiés, notamment pendant la seconde guerre mondiale. Certaines de ces familles sont restées, de nouvelles s’implantent chaque année, permettant à la commune de s’enrichir des différentes générations de population. Sur les pas de Victor Hugo et d’Alain Fournier, nous vous invitons à découvrir la richesse de l’histoire et du patrimoine mirandais.

Auch

À l’époque romaine, la ville connaît un important développement et devient un des principaux centres urbains de l’Aquitaine, située au croisement de deux voies romaines, Lyon des Convènes (Saint-Bertrand-de-Comminges) vers Agen et Toulouse vers Bazas12. Après le sac de la ville principale de la province, Eauze (prononcé: eoz), Augusta Auscorum devint le principal centre urbain et administratif.

Auch vers 1840.
Au moment des grandes invasions, la ville romaine, non fortifiée, fut pillée puis désertée par ses habitants qui regagnèrent alors le site de l’ancienne Eliumberrum plus facilement défendable. Il devint le noyau urbain et fut ceint de murailles. Lors de l’avènement du christianisme, Auch est logiquement érigée en évêché puis en archevêché en 879. Elle devint alors (et reste encore aujourd’hui) une place religieuse de première importance.
Durant l’époque médiévale, la ville d’Auch fut la capitale pour un temps des comtes d’Armagnac xe et xie siècles). La ville fut prise et reprise à de multiples moments et servit de décor aux querelles anecdotiques entre les pouvoirs ecclésiastiques, municipaux et seigneuriaux. Le blason de la ville révèle encore aujourd’hui la lutte entre le lion dressé rouge (blason des Armagnacs) et l’agneau (symbole des archevêques).
Comme pour souligner la place de la religion à Auch et la portée de leurs pouvoirs, les archevêques (notamment François de Savoie) firent construire sur les ruines de l’ancienne cathédrale romane incendiée, l’une des plus majestueuses cathédrales du Sud-Ouest de la France (xve-xvie siècles). La basilique Sainte-Marie domine toujours la ville par ses proportions gigantesques.

Après la bataille de Lectoure en 1473 qui marqua la chute définitive de la dynastie des comtes d’Armagnac, la ville fut investie par les troupes du roi de France, Louis XI. Le redémarrage fut lent au cours du xvie siècle. Enfin, au xviiie siècle, la généralité d’Auch se détache de celle de Montauban (1715). Ses intendants eurent pour principal souci le développement économique ainsi que l’amélioration des conditions et du cadre de vie. Plus particulièrement sous Louis XV, l’intendant Antoine Mégret d’Étigny transforma la ville en lui donnant son visage actuel avec la construction de la plupart de ses bâtiments remarquables (hôtel de ville, hôtel d’Intendance, promenade…). C’est l’âge d’or d’Auch.
Au xixe siècle, l’installation d’une usine à gaz et la construction de la gare ferroviaire favorisèrent le développement des quartiers de la ville basse. Durant la Seconde Guerre mondiale, 101 juifs sont raflés et déportés le 26 août 1942 puis fin février 1943, vers les camps de « rétention » de Gurs (Pyrénées-Atlantiques) ou du Vernet (Ariège) à l’occasion de la visite officielle, de l’amiral Darlan.
On peut donc dire que la ville d’Auch, à travers les siècles, a été ce qu’elle est encore aujourd’hui, c’est-à-dire la métropole administrative de la Gascogne.

Archevêché et archidiocèse d’Auch
L’archevêque d’Auch avait le titre de primat de Novempopulanie comme celui de Lyon portait le titre de primat des Gaules. Le diocèse d’Auch hérite du titre de Métropolitain en 856, après le saccage de la ville d’Eauze. Mais le premier évêque d’Auch apparaît vers 280. La liste des archevêques d’Auch voit des personnages prestigieux, de nombreux saints et de nombreux cardinaux. L’archidiocèse d’Auch dégageait après Strasbourg, Paris et Cambrai le plus de revenus annuels, dus à une dîme importante. La nomination des archevêques d’Auch voyait de longues discussions entre le roi, le pape et les chanoines. L’archevêque d’Auch était jusqu’en 2002, et cela pendant de nombreux siècles, métropolitain d’une immense province ecclésiastique, jadis formée de la Gascogne et de la Navarre française et espagnole.

Condom

Le cours de la Baïse fut autrefois canalisé pour permettre l’exportation de l’armagnac vers Bordeaux. Cette activité assura dans le passé la prospérité de la cité. L’armagnac ne doit pas sa célébrité au port de Condom — qui ne fut créé qu’en 1839 — mais aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme les marins, les pèlerins réchauffaient leur corps, soignaient leurs plaies et sublimaient leur foi grâce à quelques gorgées d’« aygo ardente ».
En quittant la ville, ils emportaient avec eux, aussi bien à l’aller, en descendant vers l’Espagne, qu’au retour, quelques fioles réparatrices. Ce sont donc eux qui portèrent partout en Europe la bonne parole de l’armagnac salvateur (« eau de vie ») et médicinal.

Les monuments des hameaux de Condom
L’église du Goalard d’origine roman primitif, modifiée ou détruite de façon parcellaire possède un chevet plat. A la base du clocher-mur, un portail en arc brisé fut longtemps la seule entrée de l’église. La petite église du Pomaro constituée d’un appareil régulier est dédiée à Saint-Laurans. Le moulin à vent de Moussaron en état de marche, et la maison du meunier (privé, visible de l’extérieur). Le hameau de Grazimis possède un grand nombre de châteaux, Fousserie (XIIIe siècle), Pouypardin (XIIIe siècle / ISMH), et Verduzan (XVIIe siècle).
L’église date du XIIe siècle, et communiquait avec le château des Fousseries. Le moulin d’Autièges, ancienne minoterie du XIIIe siècle, a été remanié à plusieurs reprises et notamment sous la Renaissance. L’église de Cannes est mentionnée pour la première fois au XIIIe siècle. Elle fait partie des nombreuses églises endommagées par le passage des troupes de Montgomery. Le village de Lialores qui montre en quelques endroits ses anciennes fortifications renferme une église romane du XIIe siècle (classée aux MH), jadis lieu de pèlerinage réputé. L’église de Vicnau (visible de l’extérieur), de style roman primitif (Xe siècle), fut fortifiée au XIVe siècle. Sur la place du hameau, un « Travail » servait à ferrer les animaux. La tour de Mothes (ISMH) se situe à l’intérieur des terres.

Montmaurin

CONNAÎTRE LE SITE ARCHÉOLOGIQUE DE MONTMAURIN

Une découverte du XXe siècle. Connue dès le XIXe siècle, l’exploration systématique ne débuta qu’en 1946 et se poursuivit jusqu’en 1960 sous la direction de Georges Fouet (1922-1993). La partie résidentielle aujourd’hui ouverte au public date du 1er siècle dans son état le plus ancien. Elle fut agrandie et embellie au IVe siècle, puis resta occupée jusqu’au début du VIe siècle. La zone où s’élevaient les logements et les ateliers de la main d’oeuvre agricole (forges, tuilerie, briqueterie, tissage…), s’étendait au sud-est de l’aile thermale. Elle fut ré enfouie après avoir été étudiée.

Marciac

Marciac est une bastide royale, fondée à la toute fin du xiiie siècle (1298) à la suite d’un paréage entre Étienne de Lupé, abbé de la Case-Dieu, Arnaud-Guilhem III, comte de Pardiac et le sénéchal de Toulouse, Guichard de Marzé, qui construisit la bastide, lui donna ses coutumes et lui laissa son nom. Les coutumes furent confirmées en 1300 par le roi de France Philippe IV le Bel. La ville originelle était entourée d’une enceinte percées de huit portes, comportant des tourelles tout et autour de laquelle était creusé un large fossé. De larges privilèges firent le succès rapide de cette bastide. La ville nouvelle détourna à son profit le chemin de Saint-Jacques qui passait jusque là à Saint-Justin et se dirigeait sur Maubourguet. Quatre hôpitaux peuplèrent la ville, ainsi que les ordres religieux des Augustins, des Dominicains et l’Ordre du Saint-Esprit2. C’est une bastide à deux axes de modèle gascon (église en retrait par rapport à la place centrale). Elle est organisée autour d’une place centrale à arcades, qui est la plus grande place du Gers (133 x 78 mètres) et dont la vocation d’origine, militaire, permettait de loger au besoin un millier de soldats (Marciac fut édifiée dans la zone-limite des influences française et anglaise).
La bastide est divisée en parcelles (îlots), avec des rues parallèles et perpendiculaires les unes aux autres. La forme de la cité, parfaitement symétrique, s’inscrit dans un rectangle ovalisé de 598 x 394 mètres 3. Le projet de restitution architecturale du Marciac du 14e siècle, lancé par l’association MIM, l’INRAP, l’ENSA et la mairie de Marciac, va permettre aux visiteurs de la bastide d’être immergés dans sa « gloire architecturale », dont les 1 750 mètres de son ex-rempart 4 représentaient une pièce maîtresse.
En 1569, le sieur de Sérignac, lieutenant du chef protestant Montgomery, mit la bastide à rançon et causa quelques dégâts à ses églises. L’église Notre-Dame de Marciac possède le plus haut clocher du département du Gers (87 m).

Gimont

Le 5 avril 1142, noble Géraud de Brouilh, sa femme et ses enfants, firent don à Albert, abbé de Berdoues, des terres dans la forêt appelée Planasilva pour y fonder une abbaye cistercienne, l’abbaye de Planselve. De cette abbaye cistercienne ne restent que quelques maigres vestiges en bordure de rivière, sur la rive gauche (par la D 12 en direction de Saramon, à 3 km de Gimont). Un acte de paréage est passé le 25 janvier 1265 entre l’abbé de Planselve et le sénéchal d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. L’emplacement choisi était sur la paroisse de Saint-Justin, au diocèse de Toulouse, près de l’abbaye. Les frais de la construction de la nouvelle ville, d’abord appelée Francheville, ont été supportés par le comte et la comtesse de Toulouse. L’abbé et le monastère se réservèrent les églises qui seraient construites sur le territoire de la ville. En 1274, Gimont reçut une charte de coutumes, confirmée en 1280. Le destin de la bastide est encore incertain puisque le contrat prévoyait la restitution des terres à l’abbaye en cas de non peuplement. Cette mesure prouve le caractère aléatoire de ces fondations d’agglomérations nouvelles au xiiie siècle.
Le 31 décembre 1292, un accord est passé entre les consuls de la ville et le syndic de l’abbaye précisant : le syndic réserve pour les ouvriers de l’église qui pour le temps seront, le droit de prendre librement arène et terre au lieu appelé Laurs, hors les vallats de la Grande, pour ouvrer ou besogner à l’église ou aux églises de la ville. Trois églises ont été construites dans la ville, Notre-Dame, Saint-Barthélemy appelée aussi Saint-Éloi, et Sainte-Quitterie. Il ne reste plus aujourd’hui que l’église Notre-Dame.
La bastide s’étendit sur une éminence dominant la Gimone. Elle s’accroche à la colline, en raison de l’étroitesse du promontoire (300 m) qui s’étire sur un seul axe de 1 000 m de long tandis que la rue principale fait de l’équilibre sur la crête et passe sous la halle en bois (même cas à Bassoues et à La Bastide-Clairence dans les Pyrénées-Atlantiques).
Gimont se situe sur l’un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la via Tolosane. Jusqu’à la Révolution, la bastide de Gimont érigée en consulat fut, avec 17 autres paroisses [Escornboueou (Escorneboeuf), Aurimont, Giscaro, Montiron, Prechac, Maurens, Sainte-Marie, Tirent (sans Pontejac), Saint-André, Laurac, Boulan (Boulaur), Polastron, Mongausy, La Has (Lahas), Andofièle (Endoufielle), Goudourvièle (Goudourvielle), Goujon, Bonrepos], une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le comté de l’Armagnac. En septembre 1939 Gimont accueillit des réfugiés du village alsacien de Blodelsheim qui fuyaient l’invasion et l’annexion allemandes.

Lavardens

Attestée dès les années 1140, la forteresse médiévale, capitale militaire des comtes d’Armagnac, fut démantelée en 1496 par Charles VIII lors du siège de Lavardens.
Le château primitif était propriété du seigneur de l’Isle-Arbéchan (aujourd’hui L’Isle-de-Noé). Puis le château resta dans la mouvance des comtes d’Armagnac jusqu’à leur disgrâce en 1473. L’actuel château de Lavardens est attribué pour l’essentiel de sa reconstruction à l’architecte Pierre Levesville qui réalisa les travaux pour le maréchal de Roquelaure, à partir de 1608. Antoine de Roquelaure construit ce château pour abriter ses amours avec sa jeune épouse Suzanne de Bassabat. Toutefois, il meurt sans avoir terminé sa tâche. Le château échoit alors, par voie d’héritage, à la famille de Rohan. Acheté ensuite, en 1752, par le marquis de Mirabeau, puis par la famille de Pins — propriétaire de 1766 à 1852, le château ne subit que quelques modifications.
Au xixe siècle le château est vendu en copropriété. Faute d’entretien, la toiture s’effondre en 1923. Aujourd’hui l’association de sauvegarde du château de Lavardens, propriétaire de celui-ci, le restaure depuis 1970 et gère l’accueil ainsi que les différentes animations et expositions.

Lupiac

dartagnanD’Artagnan, de son vrai nom Charles de Batz de Castelmore, né à Lupiac vers 1611 et mort en 1673 au siège de Maastricht. Chaque année en août, le village honore son illustre villageois avec le festival, D’Artagnan chez d’Artagnan, une association a également été créée et réunit aujourd’hui prêt de 350 bénévoles qui travaillent durant 10 mois afin de permettre au bon déroulement de cette journée commémorative, il y a également différents ateliers qui font partie intégrante du festival tel que l’atelier couture qui, grâce aux bénévoles a créé près de 400 costumes.

Lectoure

L’occupation du site est constante depuis l’époque préhistorique, comme en témoignent les nombreux vestiges retrouvés lors de fouilles. La situation géographique en « éperon barré » du site a toujours favorisé l’occupation humaine. Oppidum aquitain, puis occupée pacifiquement par les Romains, la cité de Lactora s’étend alors dans la plaine et connaît une longue période de prospérité. Les invasions barbares successives obligent les habitants à revenir sur la hauteur, à élever des remparts et à faire de Lectoure une place forte pendant plusieurs siècles. Sa réputation est fermement établie. Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris, fait dire à l’un des gueux lancés à l’assaut de Notre-Dame : – Par les moustaches du pape ! (…) voilà des gouttières d’églises qui vous crachent du plomb fondu mieux que les mâchicoulis de Lectoure.
Capitale du comté d’Armagnac, elle connaît pourtant plusieurs sièges, notamment celui de 1473 qui voit la capitulation et la mort de Jean V d’Armagnac, et une destruction presque totale. Réunie à la couronne de France, Lectoure renaît de ses cendres. Elle subit de nouveaux sièges lors des guerres de religion : alors possession des rois de Navarre, protestante, elle doit capituler devant Blaise de Monluc. Les xviie et xviiie siècles sont une période calme où s’épanouit une société bourgeoise.
À la Révolution, de nombreux volontaires s’enrôlent et deviendront des figures marquantes de l’Empire : le maréchal Jean Lannes, et une pléthore de généraux dont les portraits ornent la salle des illustres. Les xixe et xxe siècles voient une évolution qui n’est guère différente de celle des autres petites villes : lent déclin de la population, avec la rupture brutale due aux guerres mondiales (surtout celle de 1914-1918), qui épargnent cependant Lectoure, de par sa situation géographique éloignée des opérations militaires, qui lui vaut en revanche un afflux de réfugiés (les Alsaciens de Saint-Louis en 1940).

Toulouse

Toulouse est une commune du Sud-Ouest et du Midi de la France. Capitale pendant près de 100 ans du royaume wisigoth3 et capitale historique du Languedoc, elle est aujourd’hui chef-lieu du département de la Haute-Garonne, de la région Occitanie et le siège de Toulouse Métropole5.
Avec 458 298 habitants au 1er janvier 2013, Toulouse est la quatrième commune la plus peuplée de France, après Paris, Marseille et Lyon. Ses habitants sont appelés les Toulousains. L’aire urbaine de Toulouse regroupe 1 291 517 habitants en 2013, ce qui en fait aussi la quatrième du pays. Avec 920 402 habitants en 2013, l’agglomération est la sixième, derrière Lille et Nice et devant celle de Bordeaux.
Ville à l’architecture caractéristique des cités du Midi de la France, Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Le développement de la culture de la violette de Toulouse au xixe siècle en fait un emblème de la ville et lui vaut le surnom de « cité des violettes ». Elle est aussi, beaucoup plus rarement, surnommée la « cité Mondine » (la Ciutat Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville, souvent nommés Raymond.
Reliant Toulouse à Sète, le canal du Midi est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996. La basilique Saint-Sernin, plus grand édifice roman d’Europe, y est également inscrite depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Toulouse est la capitale européenne de l’industrie aéronautique et spatiale avec les sites d’Airbus et de sa maison mère Airbus Group. Elle compte plus de 100 000 étudiants et selon L’Express il s’agissait de la ville la plus dynamique de France en 2009. Le magazine économique Challenges renouvelle ce titre en 2012 et 2015. Le sport emblématique de Toulouse est le rugby à XV, son club du Stade toulousain détenant le plus riche palmarès sur le plan national comme sur le plan continental, avec 19 titres de champion de France et 4 titres de champion d’Europe.
Le cassoulet et la saucisse sont les spécialités emblématiques de la gastronomie toulousaine.

Larressingle

Village fortifié du XIIIe siècle, témoin vivant et pittoresque d’architecture médiévale. Tour d’entrée voûtée en berceau brisé et surmontée d’une bretèche ; ancien château fort des Evêques de Condom et église romane fortifiée.
Larressingle, petit village fortifié situé à quelques kilomètres de Condom, sur le territoire du Grand Site de Midi-Pyrénées « Flaran-Baïse-Armagnac », fait partie des « Plus Beaux Villages de France ». Le village du XIIIe siècle, souvent appelé la petite Carcassonne du Gers, est témoin vivant et pittoresque d’architecture médiévale. La visite guidée d’1 heure, par un guide professionnel, retracera l’histoire du village, son architecture comptant, entre autre, une tour d’entrée voûtée en berceau brisé et surmontée d’une bretèche, un ancien château fort des Evêques de Condom et une église romane fortifiée.
De nombreuses anecdotes vous expliqueront la légende liée à l’origine du nom du village, ou encore le lien qui unit Larressingle aux Etats-Unis et notamment à Boston…
Situées sur le GR65 de Saint Jacques de Compostelle, de nombreuses randonnées offrant de belles perspectives sur la cité, sont possibles autour du village.

CAMP DE SIÈGE MÉDIÉVAL
Situé aux abords de la cité fortifiée de Larressingle, remontez le temps et redécouvrez le Moyen-Âge et ses machines de guerre au Camp de Siège Médiéval.
Passionné par son métier et par cette période de l’Histoire, Gauthier vous accueillera en tenue d’époque pour vous présenter les différentes machines qui constituent le parc évolutif. Durant la visite, enfants et adultes pourront : manipuler catapulte, pierrière, bricole, trébuchet, baliste ! S’habiller en costume de chevalier ou princesse. Essayer la cotte de mailles, la tunique et le heaume. Apprendre comment attaquer ou défendre un château. Actionner le bélier. Exercer son adresse au tir à l’arc. Faire tourner la grue ou cage à écureuil. Fabriquer le denier royal pour payer la dîme. Si c’est une fausse monnaie, vous êtes mis au pilori. Armes médiévales, arbalètes, canons et bouches à feu, harnois et hallebardes vous seront présentés.

Pic du Midi

Le pic du Midi de Bigorre, souvent abrégé simplement en pic du Midi, est situé dans les Hautes-Pyrénées, et atteint une altitude de 2 876 mètres. Il est connu entre autres pour la présence d’un observatoire astronomique et d’un relais de télévision.
Ce site touristique fait partie du regroupement de stations N’PY. Il est situé dans les Pyrénées françaises, dans le département des Hautes-Pyrénées, à la limite des communes de Sers et de Bagnères-de-Bigorre, se référant comme la ville à l’ancien comté de Bigorre. Étant situé très en avant de la chaîne, le pic est connu pour son panorama sur la chaîne de montagnes franco-espagnole. La proximité du pic vis-à-vis de la plaine a longtemps fait croire qu’il était, avec le pic du Canigou, l’un des plus hauts sommets des Pyrénées jusqu’aux travaux trigonométriques de MM. Rebout et Vidal entre 1786 et 1789 ainsi qu’aux travaux barométriques de M. Ramond.

Carcassonne

Carcassonne est une commune française, préfecture du département de l’Aude dans la région Occitanie.
Au dernier recensement de 2013, la commune comptait 46 724 habitants appelés les Carcassonnais. Carcassonne est la ville principale de la Carcassonne Agglo 105 104 habitants (2010), de l’aire urbaine de Carcassonne 98 318 habitants (2013) et de son unité urbaine qui compte 49 257 (2013) habitants.
Occupée depuis le Néolithique, Carcassonne se trouve dans la plaine de l’Aude entre deux grands axes de circulation reliant l’Atlantique à la mer Méditerranée et le Massif central aux Pyrénées. La ville est connue pour la Cité de Carcassonne, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au xixe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.